
Pendant plus de vingt ans, mon agence de relation presse a collaboré très étroitement avec des agences des Nations Unies, puis un matin de 2015, j’ai décidé de basculer vers un autre monde : celui du commerce en ligne au service d’une passion audiophile ainsi je suis devenu le président la république… du son. Mais quel rapport, me direz-vous ? précisément aucun sauf peut-être cette soif de changement et de s’inventer de nouveaux défis et de parcourir de nouveaux territoires.
Laissez-moi vous raconter quelques séquences de ma longue histoire professionnelle qui trouvent aujourd’hui un écho particulier. En 1994, alors que je viens tout juste de créer une petite agence de relations presse, notre mission est donc de porter « la bonne parole » de nos clients onusiens auprès des journalistes français et francophones, un intense travail de relations publiques pour convaincre afin que ces dossiers d’intérêt général soient bien relayés dans les médias.
Mon tout premier client c’est le Programme des Nations Unies pour le Développement qui me confie alors la promotion media du rapport mondial sur le développement humain avec des contributions formidables comme celle de Mohammad Yunus, l’inventeur du micro crédit, qui va permettre à des millions de petits entrepreneurs de sortir de la pauvreté.
En ce début d’automne 2024, je viens tout juste de finaliser une formation certifiante pour accompagner les créateurs d’entreprises, il s’agit probablement de la dernière séquence ma longue carrière. Il me revient alors en mémoire mon expérience « Nations Unies » et mon métier de passeur de nouvelles, cette passion pour donner à comprendre un autre monde : celui des pays en développement.
L’entreprenariat est une chance et un levier pour s’épanouir et subvenir à ses besoins. Xavier Niel a fait récemment son show à l’Olympia tel une rock star, le programme est simple et pour le moins simpliste : comment devenir milliardaire ? ceci me laisse songeur et perplexe … L’entreprenariat n’est pas une loterie où « 100% des gagnants auraient tentés leurs chance ».
Il ne s’agit pas de briser des rêves ni d’avoir de tabous sur la nécessité de gagner de l’argent mais plutôt en ce qui me concerne de s’engager vers un entreprenariat responsable et éclairé. Pour ma part, il sera aussi au service de projets d’intérêt général ou portés par des publics contraints ou socialement en difficulté car l’accompagnement de ces « entrepreneurs par nécessité » est aussi une responsabilité sociale et collective.
