La première étude de marché devrait porter sur soi !



La posture entrepreneuriale est au cœur de notre sujet du jour. Le terme est courant, mais autant dire que les interprétations divergent franchement, au point de transformer le concept en patate chaude que l’on préfère passer à son voisin.
La posture n’est ni un trait de caractère, ni un outil, ni une méthode. C’est un état d’équilibre dynamique entre l’audace et la lucidité — et c’est précisément cet équilibre qui va déterminer la trajectoire d’un entrepreneur.

Peut-on former à la posture entrepreneuriale ?
Voici la réponse la plus courante — et aussi la plus paresseuse : « La posture, ça ne se forme pas vraiment. Ça se vit. Sur le terrain. Dans les coups durs. »
Je ne partage pas cette réponse, je la trouve trop simpliste, elle met hors jeu les primo-entrepreneurs qui n’ont pas encore d’expérience. Ce qui est à la fois injuste et inexact.

La formation à la posture peut apporter quelque chose de réel. Elle s’organise autour de quatre axes :
→ Nommer les dynamiques qui fragilisent la posture
Un créateur peut surinvestir son idée sans le voir. Il croit analyser, il cherche en réalité des confirmations. Mettre des mots là-dessus crée une distance utile — pas pour décourager, pour éclairer.
→ Créer des situations qui révèlent les réflexes
La posture ne se teste pas en théorie. Elle se révèle sous tension : une objection, un doute, un silence. Un bon module anticipe ces moments, au lieu de les laisser surgir brutalement face au marché.
→ Donner des cadres pour observer ses propres réactions
Biais cognitifs, effectuation, récit entrepreneurial : ce ne sont pas des concepts abstraits. Ce sont des outils pour comprendre comment on décide — surtout quand tout est incertain.
→ Préparer à l’inconfort plutôt que le découvrir seul
Entreprendre, c’est avancer sans toutes les réponses. Cette capacité ne tombe pas du ciel, elle se travaille. L’avoir déjà rencontrée en formation change profondément la manière d’agir ensuite.
La formation ne remplace pas l’expérience. Elle évite que l’expérience devienne une leçon trop chère à payer.

Après 35 ans d’entrepreneuriat — des réussites, des échecs, et des angles morts dont je mesure encore le coût — je suis convaincu d’une chose :
La première étude de marché devrait porter sur soi.

Si vous construisez ou renouvelez un module entrepreneuriat, c’est une conversation que je serais heureux d’avoir avec vous.
📩 contact@michelaublanc.com
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